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Près de 200 délégués: spécialistes de l’aviation civile et membres d’organisations internationales telles que l’OACI, la CEDEAO, l’UA et l’UEMOA y prennent part. Principal sujet de cette rencontre, la sécurité et la sûreté dans le secteur des transports aériens en Afrique.
Comment sécuriser le ciel africain ?
C’est l’épineuse question à laquelle, les délégués à la 3è réunion des directeurs généraux des aviations civiles, vont essayer d’apporter une réponse. Représentants des Etats de la zone WACAF (Afrique de l’Ouest et du Centre) et ESAF (Afrique de l’Est et Australe) les délégués à Lomé doivent réfléchir à la mise en place d’une plateforme devant garantir une meilleure sûreté et une sécurité incontestable dans le domaine de l’aéronautique en Afrique. Selon le colonel Latta Dokisime Gnama, directeur général de l’aviation civile du Togo, cela est urgent lorsque l’on observe les statistiques.
En effet, le continent africain ne représente que 4% du trafic aérien mondial ; mais le taux d’accident d’avion sur ce même continent est de l’ordre de 35% ; c’est beaucoup trop, estime le colonel Latta. Il faut donc « adopter des mesures adéquates qui vont permettre une meilleure sécurisation de l’espace aérien en Afrique. Au cours de cette 3è réunion des directeurs généraux de l’aviation civile, les délégués vont pouvoir, jeter les bases devant aboutir à la création, et cela dans les meilleurs délai, « d’une organisation de supervision de la sûreté et de la sécurité et un organisme chargé des enquêtes sur les accidents d’avions, à l’instar du « BEA : « le Bureau des Enquêtes et des Accidents » en France. Pour gagner ce pari, l’Afrique doit s’unir pour être plus forte.
Coorganisatrice de cette importante réunion, l’OACI, l’organisation de l’aviation civile internationale, est invitée à faire des audits réguliers en matière de sécurité aérienne en Afrique et à multiplier les formations pour le personnel des aviations. Un autre sujet également au menu des discussions, les questions environnementales et les changements climatiques qui ont aussi souvent des répercussions sur le trafic aérien.