• Articles | Média, revues de presse
Le collectif « SOS Journalistes en danger »rejoint certaines organisations de défense des droits de l’Homme, en exigeant la réouverture des trois (03) stations de radio privée de Lomé. Il s’agit bien sûr de Métropolys, X-Solaire, Providence.
Selon ce Collectif, ce silence radio "assourdissant" est dû au refus catégorique du gouvernement togolais à délivrer le récépissé à ces organes de presse, malgré les démarches entreprises par les responsables desdites radios pour l’obtention des récépissés.
Selon Jacques M.Ferdinard Mensan Ayité, coordonnateur provisoire du Collectif, cette décision est illégale. « Si ces manœuvres de musèlement de la presse, continuent, alors ce serait de la proclamation à mort de ces radios », a-t-il indiqué.
« SOS Journalistes en danger » dénonce avec la dernière rigueur cette grave violation de la législation nationale et cette atteinte à la liberté de presse, précise le communiqué. Elle rappelle que, quels que soient les cas, aucune institution n’est légalement habilitée à procéder à la fermeture d’une station radio en dehors d’une décision de justice conformément aux articles 58, 60, 61 et 62 de la loi organique de la HAAC.
Face à cette situation, poursuit la déclaration de « SOS journalistes en danger », il est difficile de ne pas croire que la fermeture de ces radios participe à une stratégie de mise à mort des médias critiques envers le pouvoir. Puisque l’ART&P percevait régulièrement depuis des années les redevances auprès de ces stations sur la base des numéros d’enregistrement délivrés par le ministère de l’Administration territoriale.
A l’Association togolaise des droits de l’Homme (Atdh), on parle de violation flagrante de la Charte universelle des droits de l’homme.
A titre de rappel, l’ART&P avait sommé les responsables de ces radios de présenter au plus tard le 26 novembre 2010 leur récépissé de déclaration et de prendre des dispositions pour équiper leur station en matériels de radiodiffusion FM de type professionnel et aménager les locaux qui doivent répondre aux normes professionnelles.
Le communiqué transmis par l’ART&P aux directeurs de ces radios précisait qu’à défaut de présentation des récépissés, elle se réservait le droit de les fermer. Passé le délai, M. Palouki Massina, le directeur général de cette Autorité a mis sa menace à exécution en fermant les trois radios. D’autres radios pourraient être fermées après le 22 février 2011.