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Le siège du pari de l’ancien Premier ministre togolais, Gabriel Messan Kodjo Agbéyomé , a connu une ambiance inhabituelle samedi après midi. Raison : la toute première convention nationale de la section Femmes Solidaires placée sous le thème « Crise de gouvernance au Togo: Femme togolaise, quel avenir pour ta famille ? ». Une rencontre qui s’est déroulée en présence de nombreuses femmes venues divers horizons du pays et qui s’est vu accouchée d’un bureau directeur, composée essentiellement de 17 femmes.
Selon les Femmes Solidaires, les problèmes assaillent la femme togolaise sont multiples à l’image du désespoir des populations.
D’entrée de jeu, les femmes d’Obuts tournent leurs regards vers le gouvernement togolais et s’interrogent sur le pourquoi du cout prohibitif des denrées de première nécessité, des frais de scolarité de leurs enfants, de l’inactivité de leurs conjoints et de leurs enfants diplômés sans emploi, des soins de santé, notamment la césarienne pourtant déclarée gratuite, du cout élevé de l’énergie (électricité, gaz domestique)...
« Nous nous demandons pourquoi le système Rpt ne reconnait pas son échec et cède le pouvoir quand nous sommes obligés, après 50 ans d’indépendance, d’acheter des tomates, des oignons et des laitues venus d’autres pays. Alors que partout au Togo, existent des terres cultivables et des ressources humaines travailleuses, ingénieuses et courageuses », s’interrogent-elles, à travers une déclaration commune, avant de d’ajouter : « Pourquoi le Rpt (la mouvance présidentielle) s’accroche au pouvoir alors qu’il ne tient jamais compte de ses promesses pendant les campagnes électorales et malgré la sanction du peuple dan s les urnes depuis plus de 20 ans ? Qu’attend Faure Gnassingbé pour passer la main ? »
Au cœur de leurs préoccupations, figurent également en bonne place, la difficulté pour la majorité d’accéder aux crédits de la micro finance. « Ce triste tableau, cet ensemble brisant de fait, nos rêves d’une vie familiale et sociale harmonieuse, digne et heureuse », indique la déclaration.
Pour ces dernières, le Rpt doit se rendre compte de son échec et céder le pouvoir quand les autorités togolaises n’ont pas le courage de faire juger de manière équitable, les présumés auteurs de tentative à la sureté de l’Etat depuis bientôt 2 ans, allusion faite au demi-frère du Chef de l’Etat togolais, Kpatcha Gnassingbé et ses coaccusés. « Or Faure Gnassingbé avait, lui-même promis, dans un discours circonstanciel, un procès équitable à ses frères emprisonnés dans cette affaire qui reste toujours à élucider », précise la déclaration.
A en croire ces Femmes Solidaires, l’échec du système Rpt et ses alliés est aussi patent lorsqu’il n’a pas le courage de permettre aux pauvres femmes des détenus politiques de rendre visite à leurs époux alors qu’elles sont munies d’un permis de communiquer en bonne et due forme.
« Cet échec se démontre encore allègrement à travers un système judiciaire qui, après avoir englouti plus d’une dizaine de milliards pour sa modernisation, se complait toujours dans des comportements peu vertueux en allant jusqu’a prendre des décisions politiques au lieu de dire le droit », ont-elles affirmée.
Réagissant par rapport à la fermeture des radios privées, notamment X-Solaire, Métropolys et Providence, les Femmes Solidaires exigent que le gouvernement togolais mettent fin à l'harcèlement des médias en procédant à la levée immédiate des mesures administratives de suspension de ces stations radios.
La présidente des Femmes Solidaires s’est pour sa part, engagée à assumer avec conviction et détermination, sa mission, celle de rassembler les femmes togolaises autour des valeurs du parti Obuts, afin qu’elles retrouvent ses lettres de noblesse, et dans la dignité, son rôle moteur de pilier de la famille.
« Dans cette lourde et non moins exaltante mission, mes expériences professionnelle et associative, me seront d’un précieux concours », a affirmé Mme Amévi Enyonam Gbedey, sage –femme en retraite et Présidente de l’association Initiative des femmes zélées.