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« Planification et budgétisation pour l’enregistrement des naissances au Togo », voilà le thème retenu au Togo, dans le cadre de la célébration de la 20è journée de l’Enfant africain.
Le bien être de l’enfant étant l’une des préoccupations de l’Etat togolais, il a donc consacré cette année, ses actions à l’enregistrement des naissances qui constitue un acte de protection et d’intégration sociale des enfants, y compris ceux recueillis dans la rue. Une disposition qui souffre toujours d’inapplication d ans les zones rurales, selon une enquête réalisée par le Ministère en charge de la protection de l’enfant.
« L’enregistrement des naissances est encore un enjeu majeur dans notre pays au regard de la situation de la situation de nombreux enfants, surtout en zones rurales. Pourtant, déclarer un enfant qui vient de naitre, lui délivrer un acte de naissance, c’est accomplir un acte déterminant son intégration sociale, permettant de le soustraire à des manipulations diverses en rapport avec son âge », a indiqué Mme Mémounatou Ibbrahim, ministre de l’action sociale et de la solidarité nationale.
Selon l’article 7 de la Convent ion relative aux droits de l’enfant, ratifié en 1990 par le Togo, l’enfant est enregistré aussitôt à sa naissance.
Pour permettre donc à tous les enfants togolais de disposer de ce document précieux, les ministères tels que l’Action sociale, la Décentralisation et la Justice, qui exercent leur tutelle sur l’Etat civil, auront pour mission, dans les jours à venir, de mobiliser et d’instruire leurs services publics, dans l’intérêt des enfants.
Ces tâches constitueront à :
- l’organisation d’une campagne nationale de sensibilisation sur l’enregistrement des naissances
- la formation et le recyclage des agents de l’Etat civil
- l’implantation et l’équipement des kiosques d’Etat civil et dans les unités de centres de soins
-l’ établissement et la transcription des jugements supplétifs tenant lieu d’acte de naissance aux élèves de la classe de CM2 sur toute l’étendue du territoire national.
Notons que les enfants des différentes ONG et associations, présentes à cette cérémonie de lancement, ont interprété diverses pièces théâtrales, appuyées de danses chorégraphiques afin d’illustrer le phénomène, un moyen propre eux aussi à faire passer le message.
La journée de l’enfant africain est instaurée par l’Organisation de l’Unité Africaine (Oua), actuelle Union Africaine (Ua), suite au massacre des enfants à Sowéto en 1976.