Prof Kuakuvi : « Tout ce que nous rappelons à la CVJR , c'est que pour que la vérité émerge… »
Le processus de vérité Justice et Réconciliation en cours au Togo marque une étape importante dans l’histoire de la République Togolaise. La composition de la commission, son mandat ainsi que l’évolution de ses travaux demeurent sujet à discussion et nombreux sont les togolais qui n’y croient pas. La plateforme Citoyenne Justice et Vérité a adressé le 18 octobre 2011 une lettre ouverte au président de la CVJR, lui faisant quelques recommandations. La rédaction de togoenvogue.com s’est approchée du Prof. Kuakuvi Magloire, un des signataires de cette correspondance. Nous vous proposons l’intégralité de l’entrevue.
Bonjour Prof. Kuakuvi Magloire. Le 18 octobre dernier vous aviez adressé au président de la CVJR, une lettre ouverte. Celle-ci serait l’initiative de la « Plateforme Citoyenne Justice et Vérité ». Parlez nous un peu de cette organisation ; sa mission et les raisons de sa création.
La plateforme Citoyenne Justice et Vérité est le nom que nous avons donné a la suite du forum qui a eu lieu en mois de juin et qui a rassemblé un panel assez représentatif de la société civile togolaise. Nous avons constaté que dans les exemples des pays qu'on nous a cités en Afrique du Sud, au Maroc, au Libéria, au Ghana à côté de nous où nous avons effectué un voyage d' étude, le processus de la réconciliation n'est pas l'affaire du gouvernement, d'un groupe.
C'est un processus national dans lequel la société civile partout où nous avons entendu parlé de Comité Vérité Justice et Réconciliation, s'est imprégnée pour que cela réussisse parce que si la paix civile s'installe c'est pour nous tous. C'est dans ce sens là que nous avons pris sur nous l'engagement de suivre les recommandations de la CVJR. Même si les travaux de la CVJR se terminent à la fin Novembre, nous allons continuer par voir si le gouvernement va mettre en application les recommandations qui seront issues des travaux de la CVJR.
Rappelez nous les grandes lignes des vos recommandations à la CVR contenues dans votre lettre ouverte à la commission et les raisons qui vous ont motivé à prendre cette initiative.
Nous avons constaté que de Dapaong jusqu'à Sokodé on entend parler en fin de journée que des victimes et des droits de réponses. La demande de pardon était rare dans le compte rendu de la CVJR. Nous nous sommes dits que si nous gardons le silence sur cet état de chose, le processus risque de se terminer à queue de poisson. C'est pour ça que nous avons demandé d'une part, que les forces armées Togolaise demandent pardon carrément au moins sous l'angle de la responsabilité institutionnelle. Je veux dire que cet aspect a été pris en compte hier parce que quand on écoute les comptes rendus d'Aného, pour la première fois l'armée n'a plus parlé d'éléments incontrôlés. L'armée a parlé de circonstances malheureuses, de voies de faits et a demandé pardon aux victimes. Elle a recommandé à la CVJR de faire prévaloir les droits de réhabilitations etc. Si nous nous sommes tus ça allait continuer, on aura les audiences, les démentis et on se sépare. Ce n'était pas bon pour la santé du pays. J'espère que quand la CVJR va revenir à Lomé pour les exactions, on aura un autre comportement.
Pourquoi avoir attendu presque la fin de la phase des auditions pour faire ces recommandations ? Ne pensez-vous pas être un peu en retard sur les événements ?
Oui c'est un reflet purement Togolais. Moi je suis représentant de la commission Justice et Paix, nous avons envoyé à la CVJR pas moins de 18 dépositions qui ont transité par nous. Je pense que le CACIT aussi en a fait et avant même que les dépostions commencent nous avons été parmi ceux qui ont sensibilisé la population sur les médias. On ne peut pas dire que nous sommes venus trop tard c'est quelque chose d'inédit au Togo, de vouloir suivre les recommandations des enquêtes parce que le Togo n'est pas à sa première enquête. Il ya eu la commission de la réhabilitation de l'histoire du Togo. Est-ce que vous avez entendu parler de quelque chose comme mise en application? Rien du tout. Nous nous sommes dits que cette fois-ci ça ne va pas se passer comme ça. Nous avons rencontré la CVJR au moins deux fois. A cette époque la plateforme n'était pas encore née, nous faisons partie de la société civile et des associations qui s'intéressaient aux travaux de la CVJR.
Dans vos recommandations à la Commission Vérité Justice et Réconciliation, vous avez suggéré « que des investigations poussées soient menées ». Doit-on comprendre par là que vous remettez en cause les travaux de la CVJR ?
Non ce n'est pas en ces termes là. En marge des audiences publiques et des audiences in camera, la CVJR a entamé après avoir recruté les investigateurs, avec l'aide de la HCDC et la branche de l'ONU des droits de l'Homme au Togo, les gens qui ont fait des investigations et qui continuent d'en faire et il y a eu également de la recherche documentaire. Tout ce que nous rappelons à la CVJR c'est que pour que la vérité émerge, on ne doit pas s'en tenir qu'aux dépositions et aux droits de réponse. Il faut ajouter à l'analyse les fruits de ces investigations et de ces recherches.
La plateforme à vous entendre soutient le Processus de Réconciliation que conduit la CVJR. Cependant nous apprenons que certaines organisations membre de la plateforme sont d’avis différent. Que répondez-vous à ces allégations ?
Je dirai que c'est humain. Nous sommes dans le cas du Togo, dans la psychologie de la bouteille à moitié vide ou à moitié remplie. Ceux qui sont optimistes disent que la bouteille est à moitié pleine et il y a beaucoup de togolais pessimistes et sceptiques sur le bien fondé même de cette commission, sur la date de 1958 parce que je rappelle pour mémoire qu’après le coup d'état de 1963, il y a eu un processus de réconciliation. Après les années 1990, il y a eu un processus de réconciliation. A la fin de la conférence nationale souveraine, j'avais présidé personnellement la commission des droits de l'Homme. Nous avons commencé les violations des droits de l'Homme depuis 1884, c'est à dire à la naissance du Togo. Donc à mon avis, on aurait pu partir de 1990 à 2005. Mais telle n'a pas été la volonté du président qui a convoqué cette CVJR. Je pense que chacun dans le processus de la vie de la nation, doit jouer sa partition. Nous participons à ce processus pleinement et les autres ont le droit d'être sceptiques ou d'être pessimistes.
Pensez vous que les togolais vont s'embrasser dans la rue au lendemain des recommandations de la CVJR?
Les togolais ne vont pas s'embrasser dans rues nécessairement. Il ne faut pas oublier que certains d'entre nous M. Zeus Attah Ajavon et mo même nous sommes membres fondateurs de la Ligue Togolaise des Droits de l'Homme, donc nous sommes activistes. Nous apercevons que si les citoyens ne sont pas d'accord avec les recommandations de la CVJR, ils auront la justice togolaise pour ester en justice pour qu'on les rétablisse. S'ils ne réussissent pas là, ils iront au près de la CEDEAO, après la CEDEAO, il y a l'Union Africaine à Abuja. Après Abuja, il y a Banjul, après Banjul il y a Genève. Donc c'est un long processus. Seuls ceux qui ne maitrisent pas ce processus des droits de l'Homme qui pensent qu'à la fin des travaux de la CVJR, tout le monde sera content, tout le monde sera réhabilité. Dans aucun pays cela ne se passe comme ça. En Afrique du Sud, ils ont reçu près de 4500 dépostions donc les 20.000 togolais c'est comme on a pris une fourchette très grande depuis 1958. C'était pour noyer le poisson, mais nous savons très bien que si on ne commente pas 1958, il y a un seul parti et les activités de l'armée qui seront les présumés coupables. Donc c'est pour ça que je dis qu'on ne peut pas réconcilier les togolais tous les 20 ans. Il ne faut pas se voiler la face. Je pense qu'à un certain moment de l'évolution du pays, il faut se dire la vérité pour que le comportement des uns et des autres change.
M. le Prof, un mot de la fin à l’endroit de ces milliers de togonautes qui vous lisent.
Il faut que les togolais de la diaspora exigent de voter. Les guinéens n'avaient pas voté depuis l'indépendance convenablement. Lorsqu'ils se sont réveillés les guinéens de la diaspora ont voté. Les béninois de la diaspora votent, des fois même ils ont des candidats. Il faut que les togolais de la diaspora que j'ai quittés depuis 1981 et qui regorge des cadres de qualité exige de voter. Je vous remercie.
Merci prof Kuakuvi Magloire..
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Pour qui ces gens ce prennent ils amadouent le peuple comme leur enfants ou quoi?Que dite vous des députés de UNIR(soit disant) REVELLEZ VOUS l'heure est grave ... »
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el virus de togo
c'est vraiment honteux pour le pays. s'il s'agissait d'une escroquerie pourquoi ne pas avoir laisser les juges s'en occuper, pourquoi il a fallu que la ANR s'en occupe? comment a-t-on pu gardé un homme en prison san ... »
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C'est des choses parail que nous souhaiton voir au Togo. en tout cas courage aux initiateurs ca c'est du tout facile d'organiser un truc de ce genre. cocou
... »
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TheBIG de Lome
Il a l'air d'un escroc ce gars là. J'espère qu'il ne l'est pas. Faudrait pas que des gens immoraux et irresponsables viennent entaché le nouveau parti et son porteur. Je souhaiterais que désormais Le Présid ... »
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bedo (lome) :
merci monsieur john je ne manquerai pas de vous contacter très bientot
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John Komla (Lome) :
Aboss,
Votre inquiétude est parfaitement fondée. Cependant, regardez combien d'entreprise en télé communication nous avons au Togo. C'est &ea
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John Komla (Lome) :
Bonjour Bedo,
Second emploi, seconde source de revenu. J'ai deux options pour vous :
1. Devenir distributeur des crédits SMS de LETAVI (www.letavitg.com).
2.
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The Big (Chicago) :
Peut être qu'ils ont oublié de re-ouvrir. Une descente de la masse estudiantine à la présidence pour la présentation de se
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Abel (lomé) :
Je partage un peu cette affirmation,mais pas totalemnt.Il est vrais que ces derniers temps les exactions de braquage et de tueries sont nombreuses surtout dans la capita
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John Komla (Lome) :
Oui tu as raison Bebo.
Même étudiant, on peut travailler à temps partiel. Et les anglophones ont pris ça. L’État ou les institutions ne
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itchahla (TOGO, Lomé) :
la musique togolaise a beaucoupévolué et ne cesse de grimper, et ceci on le doit aussi à la Maison de Promotion de l'Art musical au Togo qui ne m&eac
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ziffah (BENIN) :
Tu sais quoi saibou on dit toujours que l'amour n'a pas d'age est confiance en toi tu veras que sa marcheras très bien pour toi.
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Praaa ! (Lome) :
Abass Kaboua est un malade mental, tout le monde le sait, comme si lui n'a jamais passé par la situation de chômage. Jaloux !
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